« Chaque course est une nouvelle expérience »

Notre chauffeur de taxi du mois de novembre est Roland Mestdag. Chauffeur depuis près de 25 ans pour Taxis Autolux, il travaille essentiellement à l’aéroport de Zaventem.

« Etre chauffeur de taxi a beaucoup de côtés positifs. J’ai toujours aimé la conduite et j’ai même fait du sport automobile, mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle j’aime ce métier. J’ai la chance de discuter avec des passagers de tous les horizons. De nombreuses personnes se sont assises sur la banquette arrière : des hommes d’affaires, des touristes, des personnalités politiques, Monsieur et Madame Tout-le-monde… Et puis, étant donné que je travaille à l’aéroport, la clientèle est internationale. Parfois, certaines clients sont très pressés, trop occupés et ne parlent pas pendant le trajet. Mais souvent, les touristes ont un peu plus de temps, sont moins stressés et discutent beaucoup. Ils veulent en savoir plus sur la ville, sur le pays… Pour leur visite, mais aussi parce qu’ils sont curieux d’en apprendre plus sur la politique ou la vie quotidienne.

Même après 25 ans, on découvre toujours de nouveaux endroits. Parfois, les clients nous demandent de les emmener à des adresses où nous n’avons jamais été et on découvre un autre quartier, une autre facette de notre pays. Chaque course est une nouvelle expérience, une nouvelle aventure ! Un jour, un Suisse est monté dans mon taxi et m’a demandé dans un accent bien de chez lui de le conduire à Visé alors qu’il voulait aller à Wieze ! Erreur de prononciation dont il s’est rendu compte lorsqu’il a vu le premier panneau pour Visé un peu après Liège. Il est finalement arrivé à bonne destination, mais plus tard que prévu.

Je mets un point d’honneur à bien faire mon travail. Bruxelles est la capitale européenne, mais aussi la capitale des manifestations européennes : il arrive souvent que des routes ou des quartiers soient fermés. Je réfléchis alors au chemin que je peux emprunter pour réussir à amener mon client à destination, je lui explique la situation et c’est lui qui accepte ou non de continuer la course.

Il faut être professionnel, agréable et bien connaître son lieu de travail. Un chauffeur de taxi doit pouvoir conseiller. Quand des passagers me demandent ce que je conseille pour quelques heures à Bruxelles, je leur réponds le quartier de la Grande Place. Tout le monde peut y trouver son bonheur et vivre une belle première aventure dans la capitale. Il y a l’architecture, les différents musées, de nombreux magasins, sans compter tous les restaurants de la rue des Bouchers.

J’aime être chauffeur de taxi et j’ai découvert que c’est, comme qui dirait, inscrit dans mes gènes… Une fois que je me suis lancé dans le métier, j’ai appris que mon grand-père maternel, que je n’ai malheureusement jamais connu, avait été chauffeur de fiacre motorisé ! Le hasard fait finalement bien les choses. »

Envie d’en lire plus ? Cliquez ici pour l’interview d’ Yilmaz Kursun, notre chauffeur de taxi du mois d’octobre.