Sur la route des technologies

 

(c) Thomas Hawk

Un préjugé persistant veut que le secteur des taxis ne vive pas avec son temps. La réalité est toute autre. Les 2.000 PME belges qui se chargent quotidiennement du transport de plus de 100.000 personnes utilisent la géolocalisation depuis des dizaines d’années pour optimaliser leur service. Au fil du temps, les applications mobiles se sont également ajoutées à la liste. Cependant, la poussée innovante ne s’arrête pas là. Derrière le chauffeur de taxi se cache un univers d’applications technologiques au service du client et de la société.

Les sociétés de taxis belges investissaient déjà grandement dans les systèmes GPS et GPRS dans les années 90. Grâce au GPS, il est possible de savoir où le client se trouve et quel chauffeur de taxi est le plus proche. Le trajet peut ensuite être suivi pour s’assurer que le chauffeur roule dans la bonne direction ou dans le cas où le client aurait oublié ses effets personnels dans le taxi.

Le secteur a également fortement investi dans la transparence en adoptant le taximètre digital (lié au GPS), le système de paiement par carte, l’impression des preuves de paiement dans le taxi avec les informations concernant les kilomètres parcourus, la durée du trajet et le tarif appliqué.

Aujourd’hui, de nombreux taxis disposent aussi d’une « boîte noire » qui, comme dans les avions, enregistre des données importantes dans le cadre de l’analyse d’un accident : la vitesse de la voiture, l’utilisation des phares et des clignotants, mais également si le chauffeur a freiné avant l’impact.

Le secteur est aussi entré dans le monde des applications mobiles. Des applis mobiles comme « taxi.eu » et « eCab » sont déjà fort répandues. À Bruxelles, un taxi sur deux y est connecté. Cependant, les applications ne sont qu’une facette parmi tant d’autres de la révolution technologique du secteur.

« Le transport payant de personnes est bien plus qu’une voiture avec un chauffeur. C’est un business où la relation de confiance est centrale », explique Pierre Steenberghen de la fédération des employeurs GTL. « Etant donné que les avancées technologiques renforcent cette relation de confiance, nos sociétés sont les premières à se lancer. »

Photo : (c) Thomas Hawk – Flickr